Les grandes épopées européennes de l’OM ont souvent fini par se confondre avec un homme. En 1999, Laurent Blanc avait marqué le penalty de la qualification à Bologne. En 2004, Didier Drogba avait porté Marseille jusqu’à Göteborg. En 2018, Dimitri Payet avait incarné toute la créativité d’une équipe capable de renverser Leipzig dans un Vélodrome incandescent.
Gouiri, Paixao ou Höjbjerg ?
L’équipe de Bruno Genesio cherche encore son visage dominant. Amine Gouiri possède le profil de l’attaquant capable de faire basculer une campagne par ses buts. Igor Paixao, retenu de force ou presque pendant le mercato, a désormais un statut majeur dans l’animation offensive. Pierre-Emile Höjbjerg peut, lui, incarner davantage le caractère et l’expérience dans les grands rendez-vous.
L’histoire rappelle cependant que ce rôle ne se décrète pas. Drogba n’était pas encore une icône marseillaise lorsque la campagne 2003-2004 a commencé. Payet avait déjà un statut fort en 2018, mais Leipzig et Salzbourg ont définitivement associé son nom à cette aventure européenne.
Besiktas peut lancer une trajectoire
Le premier déplacement à Istanbul peut donc être l’occasion pour un joueur de commencer à écrire quelque chose de différent. L’OM n’a pas besoin immédiatement d’un nouveau Drogba ou d’un nouveau Payet. Mais dans une saison où le championnat a déjà installé beaucoup de doutes, une figure capable d’entraîner le groupe en Europe changerait rapidement l’atmosphère. Les grandes campagnes marseillaises ont presque toujours fini par trouver leur héros.

