Timothy Weah aurait pu insister sur les occasions manquées ou les arrêts de Brice Samba. Au coup de sifflet final, le capitaine marseillais a préféré parler de sa propre prestation. Après la défaite de l’OM à Rennes vendredi (1-0), la troisième consécutive en Ligue 1 sous Bruno Genesio, l’Américain s’est présenté au micro de Ligue 1+ avec un discours sans détour. Une prise de responsabilité appréciable dans une période où Marseille manque autant de points que de certitudes.
Weah assume son erreur et son manque de confiance
« Je prends la défaite pour moi. C’est moi le leader de cette équipe », a déclaré le joueur olympien. Sur l’ouverture du score, Moussa Al-Tamari avait remporté son duel aérien face à lui avant de remettre le ballon à Adrien Thomasson. Weah n’a pas cherché d’excuse : « Sur le but, je dois mieux faire. » Cette action a sanctionné l’OM alors qu’il venait lui-même de manquer une occasion de prendre l’avantage.
Le capitaine a également confié une difficulté plus personnelle. « Je n’ai pas joué à 100 % aujourd’hui. Je joue avec un manque de confiance », a-t-il reconnu. Weah avait pourtant contribué à la bonne première période marseillaise, avec un centre pour Igor Paixão puis une frappe puissante repoussée par Samba. Son influence a diminué après la pause, tandis que l’entrée d’Al-Tamari a compliqué sa soirée dans le couloir.
Le capitaine de l’OM veut rendre davantage aux supporters
Sa responsabilité sur le but ne résume évidemment pas tous les manques marseillais. Mais Weah a tenu à montrer l’exemple dans sa réaction : « On doit donner plus. Je dois faire plus pour l’équipe, les supporters, pour la ville. » Le capitaine a aussi rappelé le soutien dont bénéficie le groupe : « Les supporters sont là pour nous. » À Rennes, le parcage a encore accompagné les joueurs malgré le résultat.
Cette franchise ne réparera pas les points perdus, mais elle donne une voix à un vestiaire en difficulté. Weah refuse de laisser la série de défaites entamer l’unité du groupe : « On doit continuer tous ensemble. La prochaine étape, c’est Besiktas. Il faut garder la tête haute. » Le déplacement européen offrira aux Olympiens une première occasion de traduire cet engagement sur le terrain.

