Cinq buts marqués, deux encaissés : le score d’Angers (2-5) raconte une victoire large. Il cache pourtant un début de match raté et deux buts que l’OM s’est en grande partie infligés lui-même. Bruno Genesio l’a reconnu : « ce n’était pas la meilleure entame possible ».
Deux buts, deux erreurs
Le premier but d’Angers, inscrit par Lilian Raolisoa dès la 14e minute, vient d’une séquence confuse : une tête de Geoffrey Kondogbia a servi l’attaquant dans les cages vides, après deux pertes de balle marseillaises. Le second, à la 74e minute, est un penalty concédé par Tochukwu Nnadi et transformé par Amine El Ouazzani, alors que l’OM menait de deux buts. Dans les deux cas, l’adversaire n’a pas eu besoin de construire.
La réaction a été immédiate. Abdelli égalise à la 37e de la tête, Nouhoum Kamissoko donne l’avantage à la 43e, de la tête également, sur un corner d’Emerson. Ce but compte : il est venu sur un coup de pied arrêté, alors que l’OM était critiqué pour ses lacunes dans ce secteur. Gouiri a ensuite transformé un penalty (60e), avant les buts d’Harit (83e) et de Paixão (85e).
Ce que le score ne dit pas
Après la pause, l’OM a dominé et s’est installé dans le camp adverse, avant de gérer en reculant, sans éviter quelques frayeurs. Genesio a salué la capacité de ses joueurs à garder « notre philosophie de jeu » : revenir au score puis passer devant avant la pause, dit-il, « a fait du bien dans les têtes ».
Le bilan comptable est flatteur : deuxième victoire de rang en championnat, une première cette saison, avec 14 buts en sept journées. Il reste des fragilités : une entame manquée, des erreurs de relance, des moments de relâchement. Kondogbia, remplacé à la 59e et noté 3, a lui-même averti : « C’est toujours bien de gagner, mais dans le foot tout repart de zéro le lendemain ». Le prochain rendez-vous, à Sturm Graz en Europa League, dira si la leçon est retenue.

