À Marseille, souhaiter une sortie européenne ressemble presque à une faute de goût. L’OM a construit une partie de sa légende au-delà des frontières françaises et disputé cinq finales continentales. Pourtant, trois défaites en autant de journées ont rapproché le club d’une élimination qui pourrait paradoxalement résoudre l’un des principaux problèmes de Bruno Genesio.
Di Meco imagine un OM libéré de l’Europe
Dans les colonnes de La Provence, Éric Di Meco reconnaît avoir du mal à se résoudre à cette situation. L’ancien latéral estime néanmoins que Genesio sera soulagé lorsqu’il ne devra plus jongler entre les compétitions. Avec un effectif réduit, chaque rencontre européenne oblige l’entraîneur à ménager ses cadres et à exposer des remplaçants qui n’offrent pas toujours les mêmes garanties.
Di Meco pense qu’une équipe libérée de la Ligue Europa pourrait rapidement remonter en championnat. Les titulaires incontournables retrouveraient davantage de fraîcheur, tandis que les jeunes intégrés progressivement disposeraient de semaines pleines pour travailler. Une place parmi les six premiers suffirait alors, selon lui, à sauver une saison pourtant mal engagée.
Un échec européen pour mieux sauver la saison ?
Le raisonnement n’efface pas la portée d’une élimination. Sortir rapidement d’une compétition profondément liée à l’histoire du club resterait un revers, particulièrement après trois premières rencontres sans le moindre point. Mais l’OM doit aussi regarder ses moyens actuels. Si Leverkusen confirme jeudi les limites marseillaises, Genesio ne parlera probablement pas de soulagement. Dans les faits, son calendrier s’allégerait et son groupe redeviendrait peut-être dimensionné pour l’objectif prioritaire : ramener le club vers les places européennes en Ligue 1.

