L’Europe a longtemps permis à l’OM de dépasser ses limites, mais la campagne actuelle ne ressemble à aucune épopée. Battus lors de leurs trois premières sorties, les Marseillais abordent leur déplacement à Leverkusen avec l’obligation d’enchaîner plusieurs victoires pour espérer arracher une place en barrages. Pour Gérard Gili, le retard est déjà trop lourd.
Gérard Gili ne croit plus à la qualification de l’OM
Interrogé par La Provence, l’ancien gardien et entraîneur olympien prononce un verdict sans détour : « C’est fini, c’était un rêve. » Une qualification demeure mathématiquement envisageable, mais Gili la juge presque inaccessible. Son constat repose moins sur le classement que sur les moyens disponibles : l’OM ne posséderait pas un effectif suffisamment profond pour absorber le calendrier européen.
L’ancien technicien voit surtout la fatigue s’installer dans un groupe reposant sur douze ou treize joueurs. Chaque jeudi européen ajoute une contrainte à une équipe déjà obligée de batailler pour remonter en Ligue 1. Gili continue d’aimer ces rendez-vous, mais il considère désormais le championnat comme le seul véritable risque sportif de la saison.
Une élimination qui allégerait le calendrier
L’OM ne peut évidemment pas se présenter à Leverkusen en ayant déjà renoncé. Une victoire entretiendrait l’espoir et pourrait modifier le regard porté sur cette campagne. Une quatrième défaite rapprocherait cependant fortement le club de la sortie. Genesio récupérerait alors des semaines complètes pour travailler et préserver ses titulaires. Ce soulagement ne ferait pas disparaître l’échec : pour un club dont l’histoire s’est aussi construite en Europe, quitter la compétition aussi rapidement laisserait une marque profonde.

