Il y a encore quelques mois, CJ Egan-Riley ressemblait davantage à une promesse mal exploitée qu’à un futur titulaire de l’OM. Arrivé libre de Burnley à l’été 2025 avec une réputation flatteuse, l’Anglais avait vite été freiné par son exclusion à Lyon puis par une saison où il a surtout vécu dans l’ombre. Sous Bruno Genesio, le décor a changé.
De joueur de rotation à deuxième élément de champ le plus utilisé
Le mercato bloqué et les nombreux départs ont ouvert une porte, mais Egan-Riley a surtout su la garder ouverte. Avec 1 000 minutes disputées, il est désormais le deuxième joueur de champ le plus utilisé derrière Himad Abdelli.
Genesio apprécie sa qualité de relance et l’a installé régulièrement aux côtés de Nayef Aguerd. Bamo Meïté reste un concurrent crédible, mais son retard physique pris durant la préparation et un profil moins propre dans la première relance ont laissé de l’espace à l’ancien de Burnley.
Leverkusen comme confirmation
Son match en Allemagne a marqué une étape supplémentaire. Face à Patrik Schick, Egan-Riley a répondu présent dans les duels, y compris dans le jeu aérien, pourtant identifié comme l’un de ses axes de progression.
« C’est l’un de ses meilleurs matches défensifs », a salué Genesio, satisfait également de la solidité de la charnière dans les sorties de balle.
Le coach a aussi reconnu qu’« il a fallu lui remettre la tête à l’endroit ». La confiance et la continuité ont fait le reste. Egan-Riley n’est pas devenu irréprochable, mais il n’est plus un simple pari. Il est désormais l’un des joueurs que l’ère Genesio a le plus nettement remis sur les rails.

