À première vue, le timing paraît presque parfait pour l’OM. Marseille reste sur quatre victoires consécutives en Ligue 1, vient de réussir un gros coup à Leverkusen et se rend à Bollaert face à un Lens traumatisé par un 1-9 encaissé contre Côme en Ligue des champions. Tout semble donc pencher du même côté. C’est précisément ce qui rend le déplacement dangereux.
Une équipe blessée peut être imprévisible
Bruno Genesio ne veut pas entendre parler d’adversaire idéal. Il s’attend au contraire à « une réaction » d’une équipe qu’il qualifie de « blessée ».
Le contexte autour de Bollaert ajoute encore de l’incertitude. Le public lensois pourrait se retourner contre ses propres joueurs si l’OM démarre bien, mais cette même tension peut aussi provoquer une réaction d’orgueil immédiate.
Genesio l’a laissé entendre : un bon début de match marseillais pourrait peser lourd dans l’atmosphère.
L’OM doit maintenant gérer le retour de la confiance
Le défi n’est plus seulement tactique. Après plusieurs semaines passées à reconstruire la confiance, Marseille doit apprendre à gérer un statut différent.
« Les certitudes dans le foot, c’est dangereux d’en avoir », a prévenu Genesio, qui insiste sur « l’humilité » et la nécessité de rester mesuré même lorsque les résultats redeviennent bons.
Le Lens actuel peut donc être le meilleur adversaire possible pour prolonger la série, ou le pire pour une équipe qui commencerait à croire que tout est redevenu simple. Après avoir prouvé qu’il savait survivre à la crise, l’OM doit maintenant montrer qu’il sait aussi survivre à l’euphorie.

