Les résultats récents pourraient donner l’impression que Marseille a définitivement tourné la page. Pourtant, derrière la série positive et la victoire obtenue à Leverkusen, Bruno Genesio mesure encore les effets d’une saison précédente éprouvante. Son constat dépasse les questions tactiques : plusieurs membres de son effectif ne se seraient pas encore complètement libérés de ce qu’ils ont vécu.
Une confiance qui ne revient pas immédiatement
« J’ai des exemples de joueurs qui étaient dans une situation difficile l’année dernière », a confié l’entraîneur marseillais avant le déplacement à Lens. Genesio estime qu’un environnement plus rassurant favorise directement les performances, mais rappelle que la confiance demande du temps. Il n’a cité aucun nom, empêchant d’attribuer précisément ces séquelles à certains éléments du groupe.
Cette explication éclaire néanmoins sa gestion. Depuis son arrivée, Genesio protège régulièrement des joueurs contestés et refuse de tirer des conclusions définitives après une contre-performance. Son accompagnement de Paixão, la patience accordée à Aguerd ou ses précautions avec les jeunes répondent à une même logique : rétablir un cadre stable avant d’exiger une continuité maximale. Les progrès collectifs récents suggèrent que ce travail commence à produire ses effets.
Le redressement reste encore fragile
La reconstruction mentale ne se mesure pas aussi facilement qu’une série de victoires. Elle sera surtout testée lorsque l’OM connaîtra un nouveau passage difficile ou devra réagir à un événement contraire pendant un match. Genesio prévient d’ailleurs son groupe contre toute euphorie et rappelle que la frontière entre succès et échec demeure étroite. Marseille va mieux, mais son entraîneur sait que certaines blessures laissées par la saison dernière ne disparaissent pas au premier résultat européen encourageant.

