Il lui fallait un déclic, il est venu à la 85e minute à Angers. Igor Paixão a ouvert son compteur de la saison avec l’OM sur la dernière de ses huit tentatives du match, dont deux seulement étaient cadrées. Le match était déjà plié, mais pour le Brésilien, l’enjeu était ailleurs, comme l’a laissé entendre sa célébration, faite d’un soulagement évident.
Un entraîneur qui n’a pas lâché
Bruno Genesio avait choisi de le laisser sur le terrain malgré deux matchs complets enchaînés contre Troyes et l’Olympiakos, sans résultat concret à la clé. Il a aussi souligné l’intérêt des espaces offerts en fin de match. Sur le but, il a été clair : « Ça lui fait le plus grand bien. »
Ce but arrive dans un contexte particulier. Paixão est l’un des deux tireurs désignés de l’OM sur penalty, derrière Amine Gouiri, et il est venu parler à l’attaquant au moment où celui-ci s’emparait du ballon à Angers. Il n’a pas insisté, puis il a marqué lui-même quelques minutes plus tard. Une scène révélatrice, qui montre que la hiérarchie fixée par Genesio est comprise.
Maintenant, il faut confirmer
Le piège serait de croire qu’un but en fin de match règle tout. Paixão a connu une période personnelle difficile, entre blessures et un début de saison sans but, et la confiance se reconstruit sur la durée plutôt que sur un coup d’éclat. Les bilans du match lui ont attribué un 6/10, ce qui reflète une prestation correcte plus qu’éclatante.
Jeudi à 18h45, l’OM se rend à Graz pour la troisième journée de l’Europa League. Sturm Graz devra se passer de son gardien titulaire, le Russe Daniil Khudyakov, opéré d’une fracture de la jambe après le derby contre le Grazer AK, et un remplaçant sera donc sollicité. Pour un attaquant en quête de réussite, c’est une occasion de transformer le soulagement en habitude, d’autant que l’attaque marseillaise a déjà trouvé le chemin des filets cinq fois à Angers. Le déclic d’Angers dira vite s’il était réel.

