L’OM avait besoin de gagner avant de penser à la manière. Sa victoire à Troyes (0-2) lui permet de quitter la zone de relégation et d’interrompre une série de cinq défaites toutes compétitions confondues. Les chiffres du match empêchent toutefois de présenter cette soirée comme le début d’une véritable guérison.
Une domination presque entièrement stérile
Marseille a terminé la rencontre avec 64 % de possession, 632 passes et un taux de réussite proche de 90 %. Cette maîtrise apparente n’a produit que trois tirs, dont un seul cadré. Les Olympiens ont ainsi eu besoin d’une reprise d’Amine Harit et d’un penalty transformé dans le temps additionnel par Himad Abdelli pour construire un succès beaucoup plus large que leur domination réelle.
Troyes a tenté sa chance à quinze reprises et terminé la rencontre avec 1,14 expected goal, contre seulement 0,38 pour l’OM. Les Marseillais ont même concédé deux énormes possibilités d’égalisation avant le penalty final. La circulation du ballon a donc surtout permis de contrôler le territoire, sans offrir à Gouiri, Paixão ou Angel Gomes suffisamment de situations dangereuses.
Le résultat ne règle pas le problème offensif
Bruno Genesio a lui-même reconnu qu’il ne s’agissait pas du meilleur match de son équipe. Le contexte l’autorise à se satisfaire des trois points, indispensables pour casser la spirale négative. Mais l’Olympiakos proposera jeudi un tout autre niveau d’opposition. Pour confirmer son redressement, Marseille devra transformer sa possession en occasions plutôt qu’en simple conservation. À Troyes, l’efficacité a sauvé l’OM ; elle ne pourra pas continuellement masquer une animation aussi peu productive.

